Carte de personnageRP<<FR
- Nom
- Bouzidi
- Prénom
- Karim
- ÂGE
- 29 ans
- Métier
- Coiffeur
- Ville
- Marseille
Karim Bouzidi grandit à Marseille, dans le quartier de la Belle de Mai, au dernier étage d'un immeuble sans ascenseur. Son père tient une petite épicerie ouverte tôt le matin, sa mère élève seule les enfants les années où il tombe malade, ce qui arrive plus souvent qu'il ne le voudrait. Karim est l'aîné de quatre, un rôle qui lui colle encore à la peau aujourd'hui : c'est lui qui négociait avec le propriétaire quand le loyer traînait, lui qui accompagnait sa sœur chez le médecin quand leur mère travaillait. La famille n'a jamais eu beaucoup, mais elle a toujours tenu, portée par des voisins qui dépannaient et une grand-mère qui gardait les petits le mercredi.
Il quitte le lycée général à dix-sept ans pour un CAP coiffure, contre l'avis de son père qui rêvait d'autre chose pour lui, un métier de bureau, un costume. Il enchaîne les stages, se fait renvoyer d'un salon pour avoir défendu une collègue harcelée par un client, puis trouve sa place dans un petit salon de quartier où il reste six ans. Il devient bon, vraiment bon, sur les coupes courtes et le dégradé, et développe un sens de l'écoute qu'il tient de sa mère : les clients lui racontent tout, il retient tout, sans jamais rien répéter. Il apprend aussi à tenir une caisse, à gérer un stock de produits, à calmer un patron stressé un samedi de forte affluence.
Le salon ferme quand le propriétaire part à la retraite sans repreneur, du jour au lendemain, sans vraiment prévenir l'équipe. Karim a trente ans dans un an et l'impression de tourner en rond dans les mêmes rues depuis toujours. Un client fidèle, parti travailler à Los Santos deux ans plus tôt, lui parle d'une ville où les salons manquent de bons coiffeurs et où le loyer reste correct dans certains quartiers excentrés. Karim hésite longtemps avant de sauter le pas, refait ses comptes, demande conseil à sa grand-mère plus qu'à ses parents. Il part avec ses ciseaux, une valise et la peur de décevoir sa mère s'il échoue loin d'elle. Il veut ouvrir, un jour, un salon à son nom, même petit.
Un secret
Il n'a jamais avoué à sa mère que le salon avait déjà des dettes bien avant la retraite du patron, et qu'il le savait depuis des mois sans rien dire à personne.
Première scène
Il pose ses ciseaux dans un motel bon marché, près d'un salon de coiffure fermé qu'il regarde longuement à travers la vitrine. Il cherche un logement correct avant tout, et peut-être un patron prêt à l'essayer une semaine. Il pourrait croiser un client du quartier venu chercher une coupe de dernière minute, ou un autre coiffeur, curieux de la concurrence.
Pourquoi ça marche
- Un aîné responsable de sa fratrie, un rôle qui donne des réflexes de protection jouables en scène.
- Une compétence concrète et vérifiable, la coiffure, plutôt qu'un talent vague.
- Une peur précise, celle de décevoir sa mère, qui pèse plus lourd qu'un simple objectif de carrière.